Vous êtes d’accord pour divorcer, mais un point bloque encore : le montant d’une pension alimentaire, l’organisation concernant les enfants, le sort du logement ou la répartition d’une dépense. Ce désaccord ne signifie pas automatiquement que la voie amiable est fermée. Il faut d’abord comprendre ce qui empêche l’accord et choisir l’outil adapté.
Dans un divorce par consentement mutuel, les époux doivent finalement s’entendre sur toutes les conséquences de leur séparation. Les avocats conseillent chacun leur client et formalisent les accords dans la convention de divorce. Tant qu’un point essentiel reste ouvert, la convention ne peut pas être finalisée.
WeDivorce met les époux en relation avec des avocats partenaires indépendants et leur donne accès à une plateforme permettant de suivre l’avancement de leur dossier. Les époux bénéficient de consultations avec leurs avocats tout au long de la procédure. Lorsque certains points du divorce restent en discussion, ils peuvent également recourir à une prestation de médiation afin de rechercher un terrain d’entente.
Médiation familiale dans un divorce : tous les désaccords ne se traitent pas de la même façon
Avant de parler de médiation, il faut distinguer ce qui bloque réellement. Deux époux peuvent employer les mêmes mots « nous ne sommes pas d’accord », alors que la difficulté n’a pas la même origine.
Quand il manque surtout une information juridique
Il arrive qu’un désaccord repose sur des interprétations différentes du droit. L’un pense qu’une organisation est impossible ; l’autre estime qu’elle est obligatoire. Dans ce cas, une consultation avec un avocat est souvent plus pertinente qu’une médiation.
L’avocat ne décide pas à la place de son client. Il lui explique le cadre juridique, les conséquences des options envisagées et les points de vigilance propres à sa situation. Chacun peut ensuite reprendre la discussion avec une vision plus précise.
WeDivorce propose à ce titre la consultation libre avec un avocat, assurée par un professionnel partenaire en droit de la famille. Elle peut être sollicitée avant l’ouverture d’une procédure ou lorsqu’une personne souhaite obtenir un éclairage juridique sur une question précise.
Quand les positions diffèrent mais que le dialogue reste possible
Autre situation : les époux comprennent le sujet, mais préfèrent deux solutions différentes. Ils peuvent par exemple hésiter entre vendre un logement et envisager son attribution à l’un d’eux, ou retenir des organisations différentes pour les enfants.
Si le dialogue reste possible, les échanges peuvent se poursuivre avec l’aide des avocats. Chacun peut ainsi mesurer les conséquences juridiques de ses choix avant de rechercher un compromis acceptable.
Nos offres de divorce amiable prévoient plusieurs niveaux de prestations selon le degré d’accord du couple. Certaines comprennent des rendez-vous supplémentaires avec les avocats pour valider ou préciser les décisions prises. Le détail de nos formules avec consultations permet de vérifier le périmètre de chaque niveau de service.
Quand la médiation familiale peut aider à renouer le dialogue
La médiation familiale répond à une difficulté différente : les personnes ont besoin d’un cadre pour discuter et rechercher elles-mêmes une solution.
Le médiateur est un professionnel indépendant et impartial. Il ne juge pas le conflit et ne dispose pas d’un pouvoir de décision. Son rôle consiste à favoriser l’écoute et le dialogue pour permettre aux participants de construire leurs propres accords. Une médiation peut être engagée avant la saisine du juge ou pendant une procédure judiciaire.
Elle peut notamment concerner l’autorité parentale, la résidence des enfants, les droits de visite et d’hébergement, une pension alimentaire, une prestation compensatoire ou certains aspects de la liquidation du régime matrimonial.
La médiation ne remplace donc pas le conseil juridique. Les deux démarches n’ont pas la même fonction : l’avocat conseille son client ; la médiation crée un cadre permettant aux personnes de travailler sur leur désaccord.
La solution de médiation familiale proposée dans l’environnement WeDivorce s’appuie sur des avocats partenaires formés et certifiés en médiation. Plusieurs formats sont proposés, avec une, deux ou trois séances conjointes organisées à distance.
Quels désaccords peuvent être travaillés en médiation ?
Aucune méthode ne permet de garantir qu’une médiation aboutira. Certains sujets se prêtent toutefois à ce travail lorsque chacun reste en mesure de négocier librement.
L’organisation concernant les enfants
Un désaccord sur la résidence des enfants ou les modalités du droit de visite ne porte pas toujours sur le principe. Il peut venir des horaires professionnels, des trajets, des activités de l’enfant ou de deux conceptions différentes de son organisation quotidienne.
La médiation permet de revenir à ces éléments concrets et d’examiner les solutions envisageables. Les parents élaborent leurs propositions, tandis que leurs avocats peuvent les informer sur les conséquences juridiques des options retenues.
La pension alimentaire et les dépenses liées aux enfants
Les discussions financières deviennent facilement difficiles lorsque chacun raisonne à partir de son propre budget. Examiner les ressources, les charges et les besoins de l’enfant peut aider à identifier précisément l’origine du désaccord.
Une consultation juridique reste nécessaire lorsqu’il faut comprendre les règles applicables. La médiation intervient davantage sur la recherche d’un accord lorsque les informations sont connues mais que les positions restent différentes.
Le logement et les choix patrimoniaux
Le logement concentre souvent plusieurs enjeux : valeur du bien, crédit, capacité de relogement et parfois attachement personnel. Une divergence sur son devenir ne se résout donc pas toujours par une simple estimation immobilière.
Lorsque les données objectives sont établies mais que les époux peinent encore à prendre une décision commune, la médiation peut aider les époux à mettre en regard les contraintes et les attentes de chacun. Les conséquences juridiques et patrimoniales des solutions envisagées doivent néanmoins être examinées avec les avocats et, lorsque le dossier l’exige, avec le notaire.
Quand la médiation familiale n’est-elle pas adaptée ?
Rechercher un accord n’a de sens que si chacun peut participer librement à la discussion. La médiation familiale n’est pas une étape obligatoire avant toute procédure judiciaire. Dans certaines situations, le juge peut toutefois proposer une médiation ou enjoindre aux époux de rencontrer un médiateur afin d’être informés sur son objet et son déroulement.
Le Code civil prévoit toutefois des exceptions à la proposition ou à l’injonction de rencontrer un médiateur lorsque des violences sont alléguées par l’un des époux sur l’autre ou sur l’enfant, ou en cas d’emprise manifeste de l’un des époux sur son conjoint.
Dans ces circonstances, la priorité n’est pas de rétablir artificiellement une négociation équilibrée. La personne concernée doit pouvoir examiner avec un avocat les démarches et les mesures de protection adaptées à sa situation.
Une médiation peut également s’arrêter sans accord. Le médiateur n’a pas vocation à obtenir un compromis à tout prix. Si les positions restent incompatibles ou si la démarche ne peut plus se poursuivre, les avocats examinent les autres voies possibles.
Cette limite fait partie de la manière dont WeDivorce présente la médiation : notre service donne accès à des professionnels lorsque le travail amiable reste pertinent, sans faire de l’accord une obligation ni confondre médiation et conseil juridique.
Un désaccord empêche-t-il forcément le divorce par consentement mutuel ?
Non, à condition qu’il soit réglé avant la finalisation de la convention. Le divorce par consentement mutuel exige un accord complet, mais les époux peuvent encore avoir des décisions à préciser lorsqu’ils commencent leurs démarches.
C’est précisément pourquoi tous les couples n’ont pas besoin du même niveau de prestation. Certains ont déjà arrêté leurs choix ; d’autres sont d’accord sur les grandes lignes mais ont encore besoin d’échanger avec leurs avocats.
La page consacrée au divorce par consentement mutuel détaille les différentes étapes, depuis la constitution du dossier jusqu’à la signature de la convention par les époux et sa contresignature par leurs avocats.
Une fois le dossier ouvert dans notre plateforme, les époux échangent directement avec leurs avocats partenaires sur les questions juridiques. L’espace de suivi centralise les informations, les documents et l’avancement du dossier ; il ne remplace ni les consultations ni la médiation lorsqu’elles sont nécessaires.
Et si l’un des époux refuse tout accord ?
Un désaccord sur une modalité ne doit pas être confondu avec le refus du divorce lui-même. Si l’un des époux ne souhaite pas divorcer, le consentement mutuel n’est pas possible.
Cela ne signifie pas que l’autre conjoint sera définitivement empêché de divorcer. Selon la situation, d’autres voies de divorce peuvent être envisagées avec un avocat. Leur choix dépend des faits et des conditions propres à chaque fondement de divorce.
Notre article consacré aux solutions quand l’autre ne veut pas divorcer permet de distinguer le refus du consentement mutuel de l’impossibilité juridique de mettre fin au mariage.
Médiation familiale et divorce : choisir l’outil adapté au blocage
Un désaccord ponctuel n’impose donc pas automatiquement une procédure contentieuse. S’il provient d’une incertitude juridique, une consultation avec son avocat peut apporter le repère nécessaire. Si les positions sont différentes mais restent négociables, les échanges peuvent se poursuivre avec les conseils de chacun. Lorsque c’est le dialogue lui-même qui bloque, la médiation familiale peut fournir un cadre neutre pour rechercher une solution.
À l’inverse, lorsqu’il existe des violences, une emprise, une impossibilité de négocier librement ou un désaccord qui ne peut plus être résolu, le cadre adapté doit être examiné avec un avocat.
Le fonctionnement de WeDivorce respecte cette séparation des rôles : notre plateforme organise la mise en relation et le suivi administratif, les avocats partenaires indépendants conseillent leurs clients, et les prestations de médiation interviennent lorsqu’un travail amiable sur le désaccord reste possible.
L’objectif n’est pas d’éviter le contentieux à tout prix, mais de ne pas engager automatiquement une procédure contentieuse lorsqu’un accord peut encore être trouvé, tout en sachant identifier les situations dans lesquelles la négociation n’est plus appropriée.
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